Lundi 30 janvier 2012
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Le DAUPHINE qui a formé les départements de l'Isère, de la Drôme et des Hautes-Alpes, est une région que connaissent bien les amateurs de sports d'hiver, les chasseurs et les pêcheurs. C'est
aussi une des rares régions de France où la gastronomie locale n'a pas été abimée par les touristes. Tout le monde s'en réjouira. On a dit - et avec raison - que le Dauphiné était le paradis de
la truite et de l'écrevisse. Mais il ne faut pas tout de même oublier que les chamois hantent les hauts sommets des Alpes où les chasseurs intrépides n'hésitent pas à monter pour les traquer. Ce
qui permet à ceux qui ont la chance de se trouver, en septembre, dans le Dauphiné, de se régaler avec les succulents cuissots de ces chamois, que l'on désigne, dans la Pyrénées du mot basque
d'isard.
LES VRAIES SPECIALITES
SOUPES : La plus répandue est évidemment la soupe au fromage gratinée, mais on y fait aussi toutes sortes de soupes aux légumes.
HORS D'OEUVRE : Il faut d'abord citer le fameux jambon cru d'Orcières, mais aussi les saucissons et cervelas de campagne, le farçon de Montélimar, qui est un gros cervelas tout rond, les pâtés de
grives, le cervelas truffé, les croquettes de Valence (crêpes fourrées de jambon, à la volaille et aux champignons), les pâtés d'alouettes et les caillettes d'Aubenas.
POISSONS ET CRUSTACES : Les écrevisses ne se préparent pas seulement ici à la nage. On fait aussi de délicieux gratins de queues d'écrevisses. On propose également l'omble chevalier à l'ancienne,
la truite saumonée grillée, les quenelles de brochets à la crème, le sandre au gratin les fritures de perchedu Rhône, les matelotes du Rhône.
PLATS : Le plat typiquement dauphinois est le gratin dauphinois (qui ne comporte pas de fromage). Viennent ensuite les grives au gratin, les grives au genièvre, le boudin à la crème, les
alouettes fourrées, la brouillade de truffes, le cuissot de chamois à la grand veneur, la gibelotte d'écureuils, le poulet aux écrevisses, les cuisses de grenouilles à la crème, le gigot de
mouton de Savournon, le civet de lièvre à la dauphinoise, l'estouffade de sanglier, la tourte aux épinards, les ravioles du Vercors et les crèpes au gratin.
FROMAGES : On n'a que l'embarras du choix : le picodon, le saint-marcellin, la pétafine et le Père Ernest, le fromage du Pelvoux, la tomme de Romans, les trapistes de Chambarand, les bleus de
Lavaldens, la tomme de Combovin (chèvre)le Romans-sur-Isère (vache), la tomme de chèvre de montagne.
DERSSERTS : Valence propose ses fameuses "pognes" (pâte briochée aux fruits), ses croquettes et ses meringues, Voiron ses chocolats fourrés, ses nougats et ses réglisses, Grenoble, son gâteau de
noix, ses "délices" (fourrés à la chartreuse) ses bouffettes (biscuits) et ses truffettes, Montélimar, son nougat, Gap son touron au miel, Grignan, son chocolat et Vienne, ses bêtises.
VINS : Citons d'abord les vins rouges de l'Hermitage (qu'il faut laisser vieillir sept ou huit ans), les vins rouges de Croze au gout de framboise, les vins rouges de Mercurol, de Rochegarde, de
Larnage, les vins rouges du Grignan. Dans les Hautes Alpes, le vin rouge de Remollon. Dans l'Isère les vins rouges de Saint-Marcellin, de la Tranche. Parmi les vins blancs du Dauphiné, il faut
mentionner d'abord la "clairette de Die" , les vins blancs de l'Hermitage, de Croze, de Remollon, de la côte Saint-André.
LIQUEURS : La plus célèbre est la "grande chartreuse", mais il y a encore la liqueur de prunelle et de mirabelle de Gray et la liqueur de génépi de Grenoble.
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